La Fatalité


Courrez, rêvez, criez, elle tirera toujours les ficelles de vos désespoirs

 

Une belle jeune femme vêtue de noir, à l’allure fière et guindée, se tient debout dans une pièce assimilable à un coin de grenier ou une chambre d’enfant laissée à l’abandon.

Les objets de cet espace désordonné sont vieillis, passés, brisés. Ces biens ont servit et sont maintenant laissés de côté. La plupart des ces objets sont des jouets, symbole de l’enfance. Ils appartiennent à un temps révolu, que l’on garde de manière désordonnée, par morceau, au fond de sa mémoire. Cette chambre est la représentation des souvenirs dormants de notre esprit. Cette Dame noire, porteuse de notre passé et d’événements fâcheux vécût : des « démons » de nos vies, agit sournoisement en nous. Du bout des fils de sa marionnette, elle réanime les poids que l’on porte : elle est la fatalité. Elle incarne l’inévitable de nos destins, nos souffrances, elle est la mauvaise intuition qui nous pousse au mauvais choix. Dans l’ombre de nous même,
Marionnette et marionnettiste à la fois, nous possédons tous cette ambivalence, cette part d’ombre qui nous pousse à subir ce destin et ces erreurs que nous nommons « fatalité. »


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