Hurlements



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« Seul, tremblant d’angoisse, je pris conscience du grand cri infini de la nature »

Hommage au célèbre Cri de Edvard Munch via une mise en scène « biographie »

quelques photos coulisses

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Extraits de notre feuille de route :

Celui qui, à contrecourant du style Naturaliste en vogue à l’époque, passait pour un fou à cause des représentations crues et violentes de ses émois – il a fait parti des artistes exposés en tant qu’ « art dégénéré » par les nazis avant d’être considéré comme un grand peintre à la fin de sa vie – est aujourd’hui vu par l’œil contemporain comme l’homme moderne mélancolique.

Son oeuvre « Le cri » représente de manière générale, la crise existentielle de l’homme moderne, qui ne trouve plus sa place dans l’environnement auquel il est sensé appartenir.

L’état neurasthénique de l’auteur donne vie et voix au monde extérieur, il observe en lui et autour de lui, et prend en quelque sorte consciente de sa si petite place dans l’immensité de cette nature.

 

La particularité de l’ensemble des œuvres du peintre Edward Munch est liée à son style de représentation. Il ne s’agit pas d’œuvres figuratives, sa peinture illustre des états d’âmes, des pulsions émotionnelles, bonnes ou mauvaises.  Pulsions émotionnelles que j’associerais aux notions Freudiennes de l’éternelle opposition et équilibre « Eros/Thanatos », pulsion de vie, du plaisir, pulsion de mort, de la frustration.
Dans la mythologie Grecque, Eros est le dieu de l’amour et de la création. Thanatos, son opposé, est le fils de Nyx, la nuit, frère de hypnos, le sommeil, et Moros, la fatalité, d’ou le retour de Christel dans ce tableau, qui incarne ma vision de la fatalité.

 

Le personnage de la fatalité a donc toute sa place dans ce tableau et mène la danse dans ce trio.  Elle joue avec le peintre comme s’il était sa marionnette et se joue de la crieuse, qui tente désespérément de saisir l’artiste.

 

Parmi les fragments de vécu racontés dans ses peintures, cette allégorie codifiera en particulier sa relation très conflictuelle avec la gente féminine. Relation difficile et incompréhension des femmes liée à la mort d’une des sœur et de sa mère alors qu’il n’était qu’enfant, liée également à l’état lourdement neurasthénique d’une autre de ses sœurs, et à ses amours douloureuses. Munch n’a pas connu le rapport serein aux femmes. Femmes qu’il représente donc en apparition souvent vêtues de blanc, fuyantes, inaccessibles, et inquiétantes.

                


Le malheur, l’état de tristesse peut être subit, mais il est aussi un choix, je veux représenter ici la victoire de Thanatos, la frustration, la négativité, sur Eros.
La stagnation de nos pensées dans cet état de tristesse est un choix, conscient ou non. Personne d’autre que nous même ne peut nous sortir d’une peine, nous sommes notre propre déclencheur de tristesse ou bonheur.  Dans cette scène, l’homme sombre suite à une déception amoureuse.

Coralie, la dame blanche, incarnation de la femme telle que la représente Munch, est « la crieuse » Elle est debout dans un petit tas circulaire d’objets ayant partiellement brulé, ces objets viennent d’un atelier d’artiste que l’on aura dévasté, notes gribouillées, dessins, pinceaux… décor extravagant plausible puisque le peintre lui même se plaisait à faire subir, je cite, un « traitement de cheval » à ses peintures, considérant la dégradation de ses créations comme essentielle à son travail.

Merci à Laurent Navarre pour le prêt des toiles : http://www.laurentnavarre.com/

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