Bien Jeune Faust



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Va porter ces nouvelles au grand Lucifer :
Voyant que Faust risque une mort éternelle
Et n’espérant plus rien du nom sacré de Jupiter,
Dis lui qu’il va lui livrer son âme
S’il veut l’épargner vingt quatre années durant,
Lui accorder de vivre en toute volupté,
Avec toi pour Valet, toujours à mes côtés,
Pour me donner ce que je demanderais »

 

Ce nouveau tableau est une adaptation de la pièce de théâtre La Tragique histoire du Docteur Faust de Christopher Marlowe

 

 

Quelques photos coulisses

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Quelques extraits de notre feuille de route :

Une fois de plus, le thème de la Vanité soutien tout notre décor : le tableau “autoportrait avec la mort jouant du violon” de Arnold Bocklin, sera présent en filigrane dans une image, un crane et un violon dans le décors seront un lointain rappel du regard du funèbre et prématuré destin qui attend le jeune homme.

Les thèmes principaux rappelés par les accessoires et la composition du bureau de Faust ont attrait à la Médecine, de manière plus générale à l’érudition, à la Magie, et à la débauche, cet homme veut dépasser les limites de la connaissances en pactisant avec le diable.

Cette séance est l’adaptation d’une pièce de théâtre ; l’accesoirisation du lieu, en utilisant les codes les plus courant  tels les masques expressifs, du tissu en rappel des rideaux rouges, doit donc évoquer ce lieu de représentation.

 

Faust s’entaille le bras pour signer le pacte de son sang, mais celui ci coagule, s’agit il d’une intervention divine? La main de dieu l’empêche de signer ce contrat. Des icônes religieuses et représentations de la vierges seront discrètement intégrées au décors pour rappeler ce double choix, lumière ou ténèbres.

 

Au delà d’une simple mise en situation du personnage demi légendaire rendu célèbre par Goethe et Marlowe, je souhaite représenter la jeunesse moderne, qui, désillusionnée, dans une époque sans rêves, choisit de vivre dans l’insouciance et l’excès pour fuir un monde ou le futur n’offre que trop de concrétisations… une jeunesse insouciante, mais pas trop, qui sait très bien ou mène le jeu, mais lance tout de même les dès, quitte à se perdre.

 

Quelques extraits…
« Ce soir, je serai magicien, même si je dois en mourir » (Faust – Acte 1, sc2)

Faust appelle le démon

« C’est l’heure, Faust, de commencer tes incantations
Et de voir si les démons vont obéir à l’appel
Puisque tu leur as fait prières et sacrifices.
Dans ce cercle est tracé le nom de Jéhovah,
A l’endroit et à l’envers, en anagrammes,
Avec, en abrégé, le nom de tous les saints ;
la, tous les corps célestes sont représentés,
Les caractéristiques du zodiaque et des astres errants
Grace auxquelles les esprits sont forcés d’apparaître.
Ne crains pas d’être résolu Faust,
Essaie tout ce que la magie permet d’accomplir.
(Coup de tonnerre, incantations, apparition de Méphistophélès)
« Va porter ces nouvelles au grand Lucifer :
Voyant que Faust risque une mort éternelle
Et n’espérant plus rien du nom sacré de Jupiter,
Dis lui qu’il va lui livrer son âme
S’il veut l’épargner vingt quatre années durant,
Lui accorder de vivre en toute volupté,
Avec toi pour Valet, toujours à mes côtés,
Pour me donner ce que je demanderais » (Faust, A 1, Sc3)

Faust
O, démon, qui m’a ensorcelé, c’est toi qui m’a tenté
C’est toi qui m’a privé du bonheur eternel.
Méphistophélès
Oui, Faust, je le confesse et je m’en réjouis.
C’est moi qui t’ai barré la route, alors que tu étais
Sur le chemin du ciel. Quand tu as voulu lire
Les saintes écritures, c’est moi qui tournais
Les pages et qui guidais tes yeux.
Quoi, tu pleures ? Il est trop tard, désespère, adieu !
Les sots qui rient sur terre pleureront en enfer. (acte 5, scène 2)
Le mauvais ange
« A présent Faust, que tes yeux s’écarquillent d’horreur,
En découvrant la vaste chambre des tortures éternelles.
Les furies qui lancent les damnés sur leurs fourches rougies
Mettent leur corps sur du plomb en fusion.
La, des quartiers vivants grillent sur des charbons
Qui ne s’éteignent jamais. Cette chaise de feu
A l’âme des maudits offre un peu de repos
Et ceux que l’on gave des bouillies de tisons
Étaient des gourmands au gout délicat
Qui se gaussaient du pauvre affamé à leur porte
Mais tout ceci n’est rien, tu pourras bientôt voir
Dix mille autre tortures bien plus horribles encore.



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