Acédia



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Dans cette nouvelle création, nous allons représenter un concept connu de nous tous, mais dont la définition à beaucoup changé au cours du temps, il s’agit de « L’Acédia ». Ce nom maintenant désuet désigne une sorte de mélancolie.

quelques photos coulisses

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Extraits de notre feuille de route :

La Mélancolie signifie « Bile Noire » : melankholia, mêlas = noir, kholé = bile.  Les syndromes psychologiques des gens moroses avaient des origines purement physique et provenaient de l’excès dans le corps de cette substance imaginée par les grecs anciens, déséquilibre interne dont souffraient les plus érudits : «  Pour quelle raison tous ceux qui ont été des hommes d’exception, en ce qui regarde la philosophie, la science de l’état, la poésie ou les arts, sont ils manifestement mélancoliques, et certains au point d’être saisis par des maux dont la bile noire est l’origine ? » (Aristote)

A la fin de l’antiquité/Début du moyen âge, l’explication de l’origine de cette mélancolie – définition encore assez proche de notre vision contemporaine – ne se rattache plus au corps, mais à l’âme. Cet « abattement consécutif à une quelconque imagination » (Archigène) reste encore réservé à l’élite cultivée. Une union néfaste de pensées nées de la mémoire – c’est à dire des mauvaises représentations que crée l’imaginaire à partir des sensations passées – amène parfois l’esprit à s’agiter inutilement. L’imagination du génie est donc ambivalente car elle rend malade son âme, la « bille noire » de l’esprit est ce rebond excessif et infini d’images que génèrent les souvenirs.

Cette ambigüité de notre imaginaire, cette errance intérieure dans laquelle nous nous plongeons lorsque nous suivons ces mouvements de pensées stériles a donné naissance à l’Acédia, associé à cette époque au chagrin et de la négligence de l’être.

Ce sont les moines anachorètes qui ont inspirés ce concept. Ces hommes de dieux, dont Saint Antoine est le symbole, se retirent dans le désert pour se consacrer entièrement à la prière et à la foi. Satan n’a pas d’autre solution, limité par l’isolement total de celui qu’il veut corrompre, que de se manifester par la pensée afin de détourner le religieux de ses prières.
L’Acédia est donc une sorte de « mécanisme démoniaque », les imaginations se répondent sans cesse, crées de nouvelles images, de nouvelles idées, jusqu’à fait perdre complètement l’esprit. Séparé du monde, en proie à la neurasthénie, l’homme de dieu ne peut se libérer de cet excès d’imagination stérile. L’errance de l’âme l’éloigne de dieu et rapproche des tentations terrestres.

Avant de se vulgariser en devenant simplement une sorte de paresse, l’Acédia, considéré comme péché spirituel, a donc fait partie de la très connue liste des péchés capitaux en tant que 8e  parmis ceux ci. L’Acédia contient en elle seule tous les autres péchés, elle est l’étape d’introduction du vice, l’égarement d’esprit qui éloigne de la vérité de dieu et mène à l’illusion.

Antoine Le Grand, saint Antoine (IIIe siècle) est le représentant des Moines anachorètes. Il a donc souvent été représenté dans l’art en victime de la manifestation maligne de l’Acédia,  donc attaqué d’entités démoniaques plus terrifiantes les une que les autres.

Morgane et Ambroise, les deux modèles de « L’amoureuse », vont ici incarner un duo bien plus conflictuel.

 

Je souhaite proposer ma représentation de l’acedia, dans un esprit bucolique et poétique. Je souhaite présenter « un point de départ » à l’errance mélancolique plausible à mon spectateur : le repos du pèlerin. Le diable et la mort font partie intégrante du paysage intérieur qui se dessine devant les ruines, mais dans un esprit plus idyllique et fantasmagorique.    .
Dans ce tableau, le voyageur s’immobilise devant une tour en ruine, et projette son état mélancolique dans les vestiges qu’il contemple.

Ambroise est le voyageur, en plein parcours initiaque, la coquille saint Jacques attachée à sa ceinture suggère qu’il est sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. 

Je veux faire de lui un personnage romantique, perdu et nostalgique, sa foi est mise en doute.

Morgane évoque le diable, elle est une projection mentale, une des représentations de l’état mélancolique du voyageur. Elle tient ouvert un petit coffret, en évocation lointaine de la boite de Pandore..

Six figurants fantômes habillés en tuniques blanches évolueront autour d’elle, un bâton dans une main, un masque dans l’autre. En représentants de l’histoire passée de ce lieu.
Ils sont les morts d’un autre temps par lesquels s’exprime le malin.

Plus d’images seront publiées d’ici peu, restez connectés

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